C'est toujours avec un vrai bonheur et un appétit renouvelé que je renoue avec New York. Ma dernière incursion dans ce territoire d'aventures m'a procuré une sensation plus forte que le simple dépaysement : l'impression d'avoir quitté le monde du réel. Arpenter les rues de New York, c'est comme participer à un tournage de film à ciel ouvert, ou évoluer dans le décor d'un jeu vidéo. Ca bouge à une vitesse folle, le mouvement est permanent ; cette ville a une vitalité évidente, à laquelle on se sent convié. La dynamique insufflée à celui qui se laisse gagner par la fièvre newyorkaise est si violente que la sensation qui en découle est celle de la puissance, de l'invincibilité. Paradoxalement, cette euphorie provoquée par la vision d'une vitalité collective s'accompagne d'un sentiment contraire : celui de la fragilité de l'individu livré à lui-même.
J'étais venu à New York avec pour ligne de mire le MoMa (Muséum of Modern art). Pendant deux jours, j'ai arpenté les 11 600 m² de ce lieu magique avec la ferme intention de m'en nourrir. Ce que j'ai fait, et tout particulièrement vis-à-vis des ouvres des années 60 que j'ai pu appréhender dans les meilleures conditions, dans ce lieu qui les met particulièrement en relief.
Vous l'aurez compris, c'est un genre de tourisme bien particulier que je pratique, qui me nourrit dans mes inspirations et me permet de revenir vers mon métier de directeur de la création avec une idée bien précise des tendances à venir. Pour moi, les choses sont claires : lumière et mouvement sont au centre des envies créatives du moment. A suivre sur Dromadaire.com.


J'imagine que le choix de la date n'est pas dû au hasard? :)
C'est sûr que cette ville doit être gigantesque et magnifique!
Rédigé par: Isabelle | 23 octobre 2009 à 14:34